CRIERONT TOUJOURS CES MOUETTES – Poésie

gabbiano-volo-sudafrica-700-x-525

ITALIAN VERSION

 

 

 

Céruléen le bleu entre les voiles
se découpe, quand il lève la tête
Ni haut ni bas, dans le ciel. Le Misterium :
Le rite de la vie, cultes manifestes sacrés.
Sur le vaisseau qui avance à jamais
Un Homme prend le temps pour réfléchir.
      – C’est un matelot ou un pirate?
Ils se succèdent les souvenirs, les mouettes
Indéfinis, sans pouvoir les préciser.
Il voudrait savoir voir l’avenir
Seulement pour s’asseoir – là – à le regarder passer.
Avec une grimace de consciente impuissance.
Il sait qu’à la fin il attendra le port
Où on n’entend plus le vent: la Mort du navigateur.
Mélancolique bonheur .
Et, avec quelques rides sur le visage
Et quelques tatouages
Il se posera séraphique.
Sur un pavement de bois
Il regardera les arbres tout autour de lui
Dans son jardin, crieront toujours ces mouettes.

*Andrea Giramundo, Sete 2016

Previous Entries Il gatto, nella poesia della vita - Poesia Next Entries Les chats dans la poésie de la vie - Poésie